Regards sur L'Ukraine : Niels Ackermann

Le photographies de l'Ukraine de Niels Ackermann

Niels et Yulia – © Kiril Gruzin

Niels et Yulia – © Kiril Gruzin

 

Niels Ackermann travaille comme photojournaliste pour la presse suisse et internationale depuis 2007. Il vit à Kiev depuis 2015. Son travail sur l'Ukraine a été exposé dans des nombreux festivals à Moscou, Paris, Arles, Perpignan, Breda, Hanovre, Winterthur, Beijing, parmi d'atres. 

Depuis trois ans il travaille sur une Ukraine en mutation. Donnant d'abord la parole à sa jeunesse dans son travail L'Ange Blanc, un reportage de trois ans publié en 2016 qui offre un regard à contre-pied sur la catastrophe   Tchernobyl en racontant les amours et le passage à l'âge adulte de Yulia et ses amis dans la ville voisine de Slavutych.

Ensuite à travers son reportage sur la décommunisation en Ukraine: Looking for Lenin ainsi que le livre éponyme publié en anglais par Fuel Publishing à Londres et en français par Noir Sur Blanc en 2017.


L'ange Blanc

 Les enfants de Tchernobyl sont devenus grands

 

La ville de Slavoutytch est la plus jeune d’Ukraine. Située à trente kilomètres de la centrale de Tchernobyl, elle a été construite par les autorités soviétiques immédiatement après la catastrophe de 1986, afin de loger les ouvriers chargés d'en liquider les traces.

 "Avant tout destinée à loger les liquidateurs et le personnel affecté à l’entretien des réacteurs encore en activité, elle a fait l’objet de beaucoup de soin pour s’organiser en agglomération idéale pour ces travailleurs martyrs. Pas moins de 25 000 habitants y résident. Aujourd’hui, une nouvelle génération y est née et y a grandi. Mais, après trois décennies, qu’est devenue la cité idéale, celle qu’enviait le célèbre écrivain contemporain Andreï Kourkov et d’autres Ukrainiens ? "(Luc Canautte à propos de "l'Ange Blanc")

De 2012 à 2015 Ackermann s'y est rendu à de nombreuses reprises pour photographier leurs enfants, une jeunesse pleine de rêves et d'espoirs. D'une rare intimité, son reportage suit la jeune Loulia et ses amis dans leurs soirées d'ivresse, leurs virées aux checkpoints de la centrale, leurs flirts et leurs divorces, jusqu'aux rêves malmenés par la vie adulte. Sous le regard de l'ange blanc le symbole de la ville.

"Le photographe Niels Ackermann et journaliste Gaetan Vannay se sont associés pour donner une vue humaniste de ce peuple qui a souffert et souffre encore, mais pour qui la vie continue, malgré tout."(L.C)


L'ouvrage l'Ange Blanc, de Niels Ackermann est disponible à la galerie Folia - éditions Noir sur Blanc


Looking for Lenin 

 

L'Ukraine est engagée dans un vaste processus de décommunisation; dans ce cadre, elle s'est débarrassé de tous ses monuments à Lénine.

"Avec 5 500 statues de Lénine – contre 7 000 en Russie, 600 en Biélorussie, 500 au Kazakhstan et seulement 300 pour la région transcaucasienne et l’Asie centrale -, la densité de monuments au kilomètre carré était plus élevée en Ukraine que dans toute autre république de l’ancienne URSS."

Niels Ackermann et le journaliste Sébastien Gobert ont parcouru le pays en quête de ces idoles déchues. ils ont trouvé Lénine dans les endroits les plus surprenants: jardins, décharges, forêts ou entrepôts. Découpées en morceaux, peinturlurées, transformées en cosaques ou en Dark Vador, les statues semblent avoir passé des très mauvais moments. Malgré tout, elles gardent leur force symbolique et restent au cœur d'un débat intense sur le passé soviétique du pays.

"Quel sens les Ukrainiens vont-ils donner à leur histoire ? En quoi la décommunisation peut-elle influencer leur idée d’appartenance nationale ? Quel impact a-t-elle sur les transformations actuelles ?"


L'ouvrage Looking for Lenin de Niels Ackermann et Sébastien Gobert est disponible à la galerie Folia - Editions Noir sur Blanc, 2017


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