Ed van der Elsken .. Ed van der Elsken

Ed van der elsken

 

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Ed van der Elsken (1925-1990) is a Dutch photographer and filmmaker whose modern, innovative approach, which broke with the codes of photojournalism, quickly brought him great acclaim. In the early 1950s he moved to Paris where he fell in with a group of idle, bohemian young people who hung out in the cafés on the Left Bank.

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Ed van der Elsken (1925-1990) est un photographe et cinéaste néerlandais du XXe siècle, dont l’approche moderne et innovante, en rupture avec les codes du reportage, en font un artiste très vite renommé.
Il s’installe à Paris au début des années 50 et fréquente un groupe de jeunes gens bohèmes et désœuvrés qui peuplent les cafés de Saint-Germain-des-Prés.

Ses images, à forte dimension cinématographique, révèlent une œuvre à la beauté brute, sensuelle, qui fait corps avec son sujet. La rue, la vie de bohême, les personnages fiers et exubérants dont il partage le quotidien sont ses sujets de prédilection. Van der Elsken fait preuve d’une habilité remarquable à raconter des histoires, à créer des situations théâtrales à la manière d’un metteur en scène.

Je fais des choses mortellement sérieuses et aussi des choses drôles. Je fais des reportages sur de jeunes voyous rebelles avec plaisir… Je me réjouis de la vie, je ne suis pas compliqué, je me réjouis de tout. L’amour, le courage, la beauté. Mais aussi le sang, la sueur et les larmes. Garde les yeux ouverts. 
— Ed van der Elsken, extrait de son film, The Infatuated Camera (1971)

On le surnommait « l'enfant terrible » de la photographie néerlandaise. Durant ses quarante ans de carrière comme photographe et comme réalisateur, Ed van der Elsken a produit une œuvre considérable, tant en matière de photographies et de livres qu’en matière de films, courts ou longs métrages à caractère documentaire ou autobiographique. Sa vision cinématographique transperce souvent dans ses photographies. Il y avait, chez lui, une insatiable soif du regard. Son territoire était le monde ; depuis son Amsterdam natale jusqu'à l'Afrique ou l'Extrême Orient, il fut le chroniqueur attentif, intuitif et anticonformiste de la rue ou de la poésie du quotidien.

Qu'il parcoure le Japon, qu'il sillonne les rues d'Amsterdam ou de Paris, qu'il photographie les plus grands noms du jazz, ce qui primait pour van der Elsken, c'était la rencontre, la confrontation à l'autre. Si la photographie était pour lui une façon ininterrompue d'interroger le monde et le processus photographique, elle était aussi une pratique introspective. « Montre qui tu es » sont les mots qui clôturent sa dernière œuvre (son film Bye). En montrant qui tu es, je montre un peu qui je suis, c'est bien ce que semblent nous dire ses photographies.

Si son énergie, son goût de la rue et de la marge, son humour et son irrévérence, qui sont des constantes à travers son œuvre, ne sont pas sans rappeler Weegee dont il admirait le travail, la forte charge subjective de ses images, sa pratique de la photographie sur le mode de l'expérience existentielle et du journal intime semblent présager le travail de certains photographes nordiques (Petersen ou Engström) ou encore de Nan Goldin.

La galerie Folia lui consacre une exposition du 16 Juin au 16 Septembre 2017

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