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Anne-Lise Broyer, « Journal de l’œil » Les Globes oculaires


  • Galerie Folia 13 Rue de l'Abbaye Paris, Île-de-France, 75006 France (map)

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Anne-Lise Broyer

« Journal de l’œil »

Les Globes oculaires

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Anne-Lise Broyer

« Journal de l’œil »

Les Globes oculaires

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© Anne-Lise Broyer, série « Journal de l’œil (Les Globes oculaires) »

 

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Galerie Folia is pleased to present « Journal de l’œil » Les Globes oculaires, exhibited for the first time in Paris. Through 33 black and white or colored photographs, the artist lend us the story of the self and the world’s ordeal, which pass through photography and literature.

 

Following on from Vermillon (with Pierre Michon) and Regards de l’égaré (with Bernard Noël, Journal de l’œil (Les Globes oculaires) attempt to experience literature through the eye. As if by taking a photograph we were allowed to move forward in our own vision, as we move into a book, within intensity, in a state of hypnosis…plunged, overwhelmed by the world. Journal de l’œil (Les Globes oculaires) is mainly build after Georges Bataille… Every images is a journey into the writer’s work and biography. But beyond the documentary, the approach is sensitive, emotional and intuitive.

The complexity of this project is to wise up the power of a writing, the issue is to make images that should not illustrate a thought but images that produce thought. Bataille, in Didi-Huberman’s words — La Ressemblance ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995 —, accepts the image’s danger; he attempts to conjoin risk, dialectical and figura. He must enter into the image’s maw, as if the image was a wolf for the human.

 

 

This is how this series of photographs intends to reveal the blind spots. It is shape in a dramatization way, it commits the human being, the animal, the animality, the death, the art and contains its impossibility. This series claims to be unspeakable, disturbing as Bataille’s mind. It is mysterious and unusual. It plays with obsession, contradiction, as solar-darkness, buried-eros…a hided crime…Every images appeals to other images or reading intimately bind to Georges Bataille, this series also questions the memory’s return in the present. This experience of the image states all the sensibility involved while we begin to live in the writing.

 

 

Anne-Lise Broyer’s works will also be on view at the Musée Delacroix during the exhibition « Dans l’atelier, la création à l’œuvre » from the 15th of May to the 30th of September.

A private visit with the artist will take place at the galerie Folia and the Musée Delacroix on Wednesday, September 4th from 6 to 8pm.

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La galerie Folia est heureuse de présenter « Journal de l’œil » Les Globes oculaires, exposé pour la première fois à Paris. A travers 33 photographies en noir et blanc et en couleur, l’artiste livre le récit d’une épreuve de soi et du monde qui passe par la photographie et la littérature.

 

 

Dans la continuité de Vermillon (avec Pierre Michon) et de Regards de l’égaré (avec Bernard Noël), Journal de l’œil (Les Globes oculaires) tente de faire l’expérience de la littérature par le regard. Comme s’il s’agissait, en photographiant, d’avancer dans sa vision comme on avance dans un livre, dans une sorte d’acuité en état d’hypnose... comme plongée, submergée par le monde. Journal de l’œil (Les Globes oculaires) se construit principalement dans les pas de Georges Bataille... Chaque image fabriquée est un voyage dans l’œuvre et la biographie de l’écrivain. Mais au-delà d’être précisément documentée, l’approche se veut aussi sensible, émotionnelle et intuitive.

La difficulté de ce projet est peut-être de rendre compte de la puissance d’une écriture, l’enjeu étant de fabriquer non pas des images qui illustreraient une pensée mais plutôt de trouver des images propices à produire de la pensée. Bataille, pour reprendre les propos de Didi-Huberman — La Ressemblance ou le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Paris, Macula, 1995 —, accepte le danger de l’image ; il tente de conjoindre risque, dialectique et figura. Il lui faut pour cela entrer dans la gueule de l’image, comme si l’image état un loup pour l’homme.

 

C’est ainsi que cette série de photographies relève les angles morts. Elle est travaillée par un sens de la dramatisation, elle engage l’humain, l’animal, l’animalité, la mort, l’art et contient son impossibilité. Cette série se veut inqualifiable, déroutante comme la pensée de Bataille. Elle se veut mystérieuse et étrange. Elle joue sur des obsessions, des contradictions, d’une noirceur-solaire, d’un éros enfoui... un crime caché... Chaque image fait appel à la mémoire d’autres images ou de lectures intimement liées à Georges Bataille, cette série interroge également le retour de cette mémoire dans le présent. Cette expérience de l’image dit toute la sensibilité qui s’engage lorsqu’on se met à vivre dans l’écriture.

 

Le travail d’Anne-Lise Broyer sera également exposé au musée Delacroix dans le cadre de l’exposition « Dans l’atelier, la création à l’œuvre » du 15 mai au 30 septembre prochains.

Dans ce cadre, une visite privée et une rencontre avec l’artiste sont organisés à la galerie Folia et au musée Delacroix le mercredi 4 septembre de 18h à 20h.

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« The most beautiful in Anne-Lise Broyer’s photographs results in my opinion to the conjunction of two elements, which are at first glance the opposite, the fineness, the extreme attention to the form, the intelligible structures of the lines, and the violent simplicity, a kind of aridity or the almost nothing’s fearlessness, the most harrowing prosaic. The two elements, bound to each other, create what we can call a truth breach. Every truth cross over a paradox, tear a hole in it, overcome it. »

Jérôme Avraham Benarroch.

 

 

Exhibition from July 19th to September 7th

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« Le plus beau dans les photographies de Anne Lise Broyer tient à mon sens à la conjonction de deux éléments donnés a priori comme contraires, le raffinement ou l’extrême attention à la forme, la structure intelligible des lignes, et de l’autre la violente simplicité, une espèce d’aridité ou de courage du quasi rien, du plus déchirant prosaïque. Les deux éléments, liés l’un à l’autre, créent ce que l’on peut appeler une brèche de vérité. Toute vérité traverse un paradoxe, le troue, le franchit. »

Jérôme Avraham Benarroch.

 



Une exposition du 19 juillet au 7 septembre

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