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Prix de la Photo Camera Clara 2017


  • Galerie Folia 13 Rue de l'Abbaye Paris, Île-de-France, 75006 France (map)

 

Prix de la Photo Camera Clara 2017

19 janvier - 17 Mars 2018 

 

 

La galerie Folia présente les œuvres de Guillaume Zuili, Lauréat du Prix Camera Clara 2017 et de Mustapha Azeroual et Patrick Tourneboeuf, finalistes du Prix Camera Clara 2017

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Depuis 2012, le Prix Camara Clara, réservé aux artistes qui travaillent à la chambre, récompense chaque année un travail d’auteur inédit.

À travers cette exposition du lauréat et des deux finalistes du Prix 2017, la galerie Folia est heureuse de mettre en valeur la création contemporaine et la pratique photographique exigeante qu’est le travail à la chambre.


Guillaume Zuili

« Urban Jungle »

 

Guillaume Zuili. © Guillaume Zuili, courtesy GalerieClémentine de la Féronniere

Guillaume Zuili. © Guillaume Zuili, courtesy GalerieClémentine de la Féronniere

Né en 1965 à Paris, Guillaume Zuili est aujourd’hui citoyen américain et vit à Los Angeles depuis 2002. 

La mémoire des villes européennes est l’un de ses sujets de prédilection et d’inspiration.

En s’intéressant à la technique de la double exposition, il documente Berlin, Moscou, Paris, Prague et Lisbonne, avec un style qui se détache déjà du réalisme. Aujourd’hui, son obsession se concentre autour du mythe américain, via différentes approches et techniques. “LA Smoke & Mirrors”, “LA Chromos” et maintenant “Harbor City” traitent toutes des symboles et de la mémoire collective.

 

"Je vis à Los Angeles depuis 2002. Une mégapole que je photographie tous les jours et qui ne cesse de m’étonner.
Ce n’est pas une entité mais plusieurs villes collées bout à bout, au fur et à mesure de son expansion horizontale. Quadrillée par des centaines de kilomètres de freeways. Plusieurs mondes cohabitent sans se mélanger. J'ai photographié ces différents univers avec toujours mon obsession des signes et des traces.


San Pedro est le Port de Los Angeles. Une ville où soit on se cache soit on s’est perdu... Une cacophonie urbanistique et industrielle où tout se mélange.
Ces signalétiques désuètes d’une Amérique de Walker Evans qui est toujours là. Ces Freeways encore et toujours...
Et ce Van à bout de souffle venu du Wyoming lointain, à la carrosserie rouillée, qui a fini sa route vers cet Ouest si magique et fantasme. "

 

Mustapha Azeroual

« Ellios #2 »

 

Mustapha Azeroual. © Mustapha Azeroual, courtesy CulturesInterface

Mustapha Azeroual. © Mustapha Azeroual, courtesy CulturesInterface

Né en 1979 à Tours, Mustapha Azeroual est photographe d’origine franco-marocaine. Il vit et travaille entre Paris et Casablanca.

Scientifique de formation, son travail se fonde sur l’observation et l’expérimentation, confrontant les techniques historiques de prise de vue et de tirages aux enjeux contemporains de la photographie. Interrogeant les outils, les processus d’apparition et les supports, l’artiste privilégie avant tout le point de vue du spectateur.

Son travail est représenté en France par la Galerie Binôme (Paris), au Maroc par CulturesInterfaces (Casablanca) et aux États-Unis par Mariane Ibrahim Gallery (Seattle).

 

« ELLIOS* est une étude photographique du soleil comme source première de lumière et de ses phénomènes d’altération menée depuis 2013 en partenariat avec LESIA (pôle d’observation du soleil de l’Observatoire de Paris-Meudon).

Cette réflexion part du présupposé que ce qui rend les choses visibles (la lumière, par essence, le soleil) n’est pas visible.

 La série ELLIOS#2 est issue de ces recherches. Pour ce travail, je me suis replacé dans les conditions des premières missions photographiques en marchant cinq jours autour d’une même montagne, dans le haut Atlas marocain, accompagné d’un guide et d’un mulet transportant la chambre photographique. En choisissant d’explorer ces paysages accessibles uniquement à pied, il s’agissait, pour moi, de tenter de me rapprocher de la temporalité du soleil. »

 

Patrick Tourneboeuf

« Next city »

 

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Né en 1966 à Paris. Membre du collectif de photographes Tendance Floue, Patrick Tourneboeuf cherche à retracer la présence humaine dans des lieux qui en sont a priori privés. Dans le milieu des années 1990, il s’intéresse à l’espace urbain avec la série « Périphérique », vision silencieuse du boulevard parisien. « Nulle part » explore les stations balnéaires des côtes européennes libérées des estivants. À partir de 2003, il consacre une partie de son travail à la fixation des stigmates de l’Histoire : les traces du mur de Berlin, les plages du Débarquement ou les monuments aux morts de la Grande Guerre. Son travail sur les lieux patrimoniaux est rassemblé dans un ouvrage intitulé Monumental.

 

« À l’heure de la mondialisation, existe-t-il une pensée globale pour un urbanisme utopique de masse qui répondrait à des problématiques ‘’universelles’’ du logement ? Serait-ce le reflet d’un nivellement par le centre, bannissant des principes ancestraux et oubliant la transmission d’un patrimoine traditionnel ?

L’observation de situations similaires et contemporaines dans des contextes géographiques, historiques, sociaux et culturels différents, permet de se poser la question.

« Next City » nous invite à une réflexion de l’action des hommes au-delà des frontières. L’habitat comme marqueur de l’identité culturelle? Plus vraiment. »

 


Prix de la Photo Camera Clara 2017

Du 18 janvier au 17 mars 2017

 Vernissage le jeudi 18 janvier à 18h30 en présence des artistes.

RSVP:folia@galerie-folia.fr


Le Prix de la Photo Camera Clara

Créé en 2012, le prix photo Camera Clara est réservé aux artistes qui travaillent à la chambre photographique. Il récompense un travail d’auteur, inédit et présenté en série ou ensemble photographique afin qu’il puisse être jugé sur sa cohérence, tant sur la forme que sur son contenu.

À l’heure où un déferlement vertigineux d’images est offert à tous via Internet et représente une richesse indiscutable de communication et de partage , il est aussi incontestable - qu’à côté d’un échange démocratisé de contenus de valeurs - il s’est développé un « à tout va » photographique, très à la mode, qui a entraîné une confusion entre le medium, sa performance et sa qualification d’artistique.

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